LES DIMENSIONS DE LA FORMATION DANS L’ASSOCIATION DE LA MEDAILLE MIRACULEUSE |
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Antonio Elduayen, c.m |
1. Le thème parle de DIMENSIONS, FORMATION et ASSOCIATION DE LA MEDAILLE MIRACULEUSE (appelée désormais AMM). A ce sujet, je veux et je dois apporter quelques précisions sur ces trois termes, qui sont bien plus que de simples mots. D’autre part, ce sont des précisions qui doivent fixer le but de notre thème et le délimiter. Je présente donc ces précisions, plus que par mode d’introduction, comme la Première Partie du thème à traiter, la Seconde Partie étant le titre proposé : « Les Dimensions de la Formation dans la AMM ». Ce qui m’encourage, c’est le désir d’aider à remettre le cours de la Formation dans la AMM sous toutes les formes et les moyens par lesquels elle se donne ; que ce soit durant l’imposition de la MM ou dans des Rencontres comme celles-ci, en passant par ce qu’on appelle « Neuvaines Perpétuelles ». 1ère PARTIE : PRECISIONS SUR LE THEME Précisions sur le terme DIMENSIONS : 2. D’abord, on parle de DIMENSIONS (de la formation dans la AMM), et non d’aspects, de champs ou de côtés. On a l’habitude d’employer ces mots dimensions et/ou aspects indistinctement, bien qu’ils soient très distincts et impliquent des exposés et des titres différents. D’habitude, les aspects de la formation peuvent être et sont nombreux et ils peuvent être exposés longuement et sans rapport, comme cela arrive de fait. Par rapport à la Formation dans la AMM, on parle volontiers des aspects (appelés à tort dimensions) humain, spirituel, communautaire, chrétien, marial, apostolique, caritatif, théologique, etc. 3. Il n’y a de vraies dimensions que certains aspects qualifiés : ce sont des éléments de base qui donnent fonds et forme à une chose, en les constituant et en les modelant. Et ces vraies dimensions sont toujours peu nombreuses, déterminantes ; elles réagissent l’une sur l’autre et se complètent ; qu’il s’agisse des dimensions de la matière (longueur, largeur, hauteur, espace, temps) ou… de la formation. Dans ce cas, et par rapport à la AMM, j’estime qu’il y a trois dimensions, conformément à vos Statuts, qui coïncident avec les notes ecclésiale, mariale et vincentienne. (Vincentienne, comme synonyme de missionnaire et de socio-caritatif, et en référence à la Famille à qui la Vierge a confié sa Médaille). Ce sont donc ces trois dimensions que je vous présente comme dimensions de la formation dans la AMM : elles sont essentielles à la nature, aux fins et à l’esprit de l’Association et s’identifient avec eux. 4. Trois seulement, mais avec toutes les connotations, comme celle d’accueillir, en les intégrant, beaucoup d’autres caractéristiques significatives ; celle de créer des convictions, d’inspirer des attitudes et des engagements, ce qui est le but de la formation. Peu de choses, mais elles sont substantielles, solides et capables de transformer et d’offrir un panneau accessible, attrayant et actuel de la AMM, en ce que l’on s’est plu à appeler sa Nouvelle Image. Il faut laisser de côté tout cela, qui ne concorde pas directement et qui ne fait que fatiguer, confondre, décourager et faire dépenser des forces et du temps. 5. Dans la dimension ecclésiale, il faut ajouter à son contenu mystérieux, essentiel et spécifique tous ces autres aspects qui l’intègrent, tels que la liturgie, la Nouvelle Evangélisation, la promotion humaine, l’inculturation, etc., mais toujours et seulement comme des parties de ce qui est ecclésial. Parmi les nombreux arbres, on ne perd jamais de vue le bosquet, l’être ecclésial ou l’Eglise. La dimension mariale concerne la manière de vivre dans l’Eglise, à savoir une manière qui évoque le style de Marie. Il ne s’agit de parler aussi ni principalement de Marie parce que l’Association est mariale. Ni non plus de faire et d’exposer un traité de mariologie ou du symbolisme de la MM. Il s’agit plutôt de donner un contenu marial essentiel, toujours en rapport avec la MM et avec ses autres dimensions. Pour sa part, la dimension vincentienne imprègne ces deux autres dimensions du charisme et de l’esprit de saint Vincent, en soulignant l’urgence de la mission et de la charité envers les pauvres. 6. Bien que ce soit évident, il est bon de rappeler que parmi les dimensions il y a une hiérarchie et une classification. Et cela, autant pour l’être ou nature de la AMM que pour sa formation. Dans la formation, propre à la AMM, la dimension principale est son être ecclésial, bien que sa dimension horizontale, celle qui touche les autres en les imprégnant, c’est sa dimension mariale. La dimension vincentienne, bien qu’elle soit citée après les autres, n’est pas la dernière ou sans importance… Précisions sur la FORMATION (dans la AMM) 7. Il est bon de tenir compte que la formation comporte beaucoup plus que l’ensemble de ses dimensions. Elle ne se réduit pas à celles-ci et elle inclut d’autres aspects aussi importants, sinon plus, que ses dimensions qui l’intéressent beaucoup. Ce sont les principes qui soutiennent la formation, ses fins, ses objectifs et ses buts, son importance et sa nécessité, ses données et caractéristiques, la méthode, etc. Si on n’en tient pas compte, les thèmes, les journées et les cours que nous donnons sont souvent sans effet. Il arrive parfois, du point de vue thématique, que notre formation est complète mais pas unifiée ni efficace ni durable. Cela amène comme conséquence le divorce entre foi /culture et vie, qui nous a fait tant de tort et continue à en faire. Divorce, dans le cas de la AMM, entre une dévotion mariale piétiste et/ou « intéressée à Marie », et une vie chrétienne solide - comme celle de « la Première disciple de Jésus » - et cohérente avec l’idéal ecclésial et vincentien. 8. Parmi les aspects mentionnés plus haut, quelques uns doivent nous préoccuper autant et même plus que les dimensions de la formation. Par exemple, les motifs de son importance ou nécessité, qui éveille le désir de se former ; la méthode que nous suivons pour cette formation et les principes auxquels nous adaptons judicieusement la formation. 9. Il faut avant tout se convaincre et convaincre les autres de l’importance vitale de la formation dans la AMM. Sans formation il n’y a pas de connaissance ni de changement complets, ni de présence et d’actions efficaces. Comment obtenir que les associés et les fidèles en général s’intéressent à la formation MM et la demandent ? Nous consacrons sans doute du temps et des efforts à préparer très bien les thèmes, les cours et les journées, mais nous calculons trop juste dans leur motivation. Les gens ne s’informent pas et ne bougent pas. Et c’est pour cela que peu accourent ; peut-être sont-ils encore moins nombreux ceux qui ressentent quelque influence et arrivent à se convertir en d’authentiques chrétiens et en fervents propagateurs de la MM. Il nous manque aussi plus de marketing et le sens des affaires, quelque chose que nous ne paraissons pas connaître, pas autant du moins que les Missionnaires et les Sœurs de la génération de 1832. 10. D’autre part, compte tenu de la grâce divine et en supposant que la MM n’a rien perdu de son efficacité, il nous faut une méthode plus vaste et de meilleure qualité, qui aide à susciter et à maintenir l’intérêt pour la formation, à la personnaliser et à la rendre plus dynamique, plus durable et plus efficace… Décidément, autant ou plus que le contenu de la formation et l’enthousiasme avec lequel nous la donnons, la méthode nous intéresse. Laquelle, parmi tant de méthodes ? La Vierge Marie, pour former Catherine et tous les autres, employa avec succès la méthode audiovisuelle, par ses apparitions et la remise de la Médaille… 11. En outre, une bonne formation, même dans la AMM, exige que l’on tienne compte de quelques principes, que l’on s’y réfère et s’y adapte toujours. Parmi les principes généraux de la formation, que je précise ici pour la AMM, il convient - vu leur importance - de signaler les suivants. C’est : - un processus continuel, - en rénovation permanente, - intégrant la foi et la vie, - à partir de la nature ou être de la AMM, et dans ligne même de son être (nihil innovetur nisi quod traditum est : rénovation à partir de la seule tradition), - conforme aux capacités des personnes et à leur niveau, - à partir de la culture (inculturation) de ceux qui sont formés (en tenant compte de leurs richesses humaines et spirituelles). - (Il faut y accorder beaucoup d’importance selon qu’il s’agit de la formation des « associés » en général et des « associés » en particulier, de membres d’associations nationales et de membres d’associations locales organisées) ; et - qui amène à former un style de vie comme celui de Marie, consistant, et non pas seulement de vernis et/ou comme un bagage culturel… Précisions sur l’ASSOCIATION DE LA MEDAILLE MIRACULEUSE 12. Les caractéristiques de la MM sont une chose, et celles de son Association en sont une autre. L’importance de la Médaille et la valeur qu’on lui a toujours attribuée -en l’étudiant et en la propageant- ont rendu opaques l’importance de l’Association et son intérêt propre comme objet d’étude, d’organisation et de diffusion. Surtout par rapport aux « associés » en général, qui sont les plus nombreux, et à ceux qui sont les plus difficiles à contacter. Nous nous sommes plus préoccupés de « donner la Médaille » que de l’imposer comme il faut, après une catéchèse appropriée ; et, bien sûr, plus préoccupés de distribuer la Médaille que de faire voir à tous ceux qui la recevaient qu’ils s’incorporaient à une Grande et Merveilleuse Association. Donner des médailles » plus que « faire des sociétaires », semble avoir été notre pratique. Sans parler d’accompagner et/ou de suivre ensuite ceux à qui nous avons donné la Médaille ! 13. (Soit dit entre parenthèse, dans un même pays le manque d’unification du nom des différents Groupes/associations et le manque d’appellation commune, qui désigne de façon claire et concise les associés et les sociétaires de la Médaille Miraculeuse, paraît être une difficulté de plus au moment où l’on parle d’étendre l’Association : dire « carmélite » ou « guadeloupéenne », abrège, éclaire et précise les choses. Mais comment appeler, avec une égale brièveté, clarté et précision, les dévotes et les sociétaires de la Médaille Miraculeuse ? Il serait bon d’inventer ce nom et de faire en sorte que tous les Groupes s’appellent AMM). 14. Une autre difficulté dans la formation de la AMM concerne sa structure originale, car l’Association se compose de sociétaires (E/4) qui sont des « membres en général » (pas moins de 10 millions ?) et des membres en particulier » (quelque 75000 ?). D’autre part, ses membres peuvent être et sont de fait des prêtres, des âmes consacrées, et en majorité des fidèles laïcs. Evidemment la formation complète qu’il faut leur donner, pour la vie chrétienne et l’apostolat de la charité (E/2), devra les atteindre tous. Ce sera difficile à réaliser, en particulier avec les « associés en général » et les « laïcs chrétiens » ; mais il conviendra de avoir cela bien présent à l’esprit, d’être inventif et exigeant sur ce point. Cela permettra d’atteindre les objectifs de l’Association et, en outre, de susciter et de donner aux groupes organisés de nouveaux « membres inscrits » actifs. 15. Les associations et les vocables de Marie sont nombreux et quelques uns, comme « la carmélitaine », sont plus anciens, enracinés et propagés dans l’Eglise. Mais cela ne doit pas nous complexer ou nous paralyser, au moment de présenter et de propager la Médaille et/ou la AMM. Les objections « il y a déjà d’autres dévotions ou associations dans la Paroisse » ou « que va-t-il arriver quand nous ne serons plus là ? », ne doivent pas servir d’excuse pour abandonner. Moins encore le prétexte d’un faux œcuménisme. Quand la Vierge de la Médaille apparaît, elle connaît très bien le contexte marial et ecclésial de son temps - les nombreuses et foisonnantes confréries et associations mariales -, et la poussée des protestants par prosélytisme ; même ainsi et sans doute pour cela, elle apparaît, rompant un silence de quelques siècles, pour nous confier son désir. 2ème PARTIE : LES DIMENSIONS ECCLESIALE, MARIALE ET VINCENTIENNE Dimension ecclésiale 1. La AMM est ecclésiale. 16. Historiquement elle naît comme Association d’Eglise en 1909, (avec contreseings en 1990 et 1998). C’est ce que nous appelons aujourd’hui une association publique de l’Eglise, avec toutes les attributions que l’Eglise confère à ses associations (CIC 298-329). Sans doute, en la reconnaissant comme telle, on a tenu compte - en plus des prescriptions canoniques - de son origine primitive, en 1830, de son contexte et de sa merveilleuse histoire. En effet, et bien que sans extrait officiel de naissance, on peut dire que l’Association existait déjà en 1833 [1] , quelque 76 ans auparavant, depuis l’époque où le peuple, en réponse à l’appel de la Vierge, serrait les rangs autour de sa Médaille et lui donnait le nom de « Miraculeuse ». Et l’on comptait par milliers ceux qui se sentaient appelés et unis dans la nouvelle dévotion, sous le vocable populaire. L’approbation en 1909 n’a fait qu’ériger en institution ce qui, de fait, existait déjà. (L’approbation en 1847 de ce qui est devenu l’Association JMV, ne fut-elle pas comme un succédané de la AMM ?, comme une variante anticipée de la AMM ?). 17. L’Association est aussi ecclésiale par l’événement marial des Apparitions, qui entraîne sa naissance. En effet, Marie, qui est le modèle et le type même de l’Eglise, apparaît en manifestant sa sollicitude maternelle pour l’Eglise, à savoir : - le bien de ses fidèles auxquels elle promet son aide, grâce à la Médaille ; - le désir que soit définie sa condition d’Immaculée, qui devait trancher 24 ans plus tard la polémique millénaire entre adversaires et partisans du dogme de Immaculée ; - sa préoccupation qu’elle explique à Catherine, la voyante, pour le sort de l’archevêque de Paris et pour l’Eglise de France ; - et la remise de la Médaille, avec son symbolisme si ecclésial, spécialement au revers, dessiné en code d’Eglise. 18. Ecclésiales également sont toutes les circonstances qui entourent l’approbation et la diffusion de la Médaille, qui sera le mot de passe ou insigne de cette nouvelle Association. Sa diffusion, en effet, commencera après son approbation par Mgr J. L. de Quélen, Archevêque de Paris [2] . Son enthousiasme et sa dévotion furent partagés par beaucoup d’autres évêques, en France et à l’étranger. Et grâce aux mêmes Pontifes qui, en plus de leur approbation et de leur louange, recommandaient vivement la Médaille aux fidèles, ils étaient légion ceux qui la portaient. D’autre part, l’intervention de Marie, à cette époque, comme en son temps celle de saint Vincent de Paul, aura une influence très positive sur l’Eglise, en changeant son visage et celui du culte marial. 2. Ce que signifie et implique pour la AMM son être ecclésial : 19. Un « lieu théologique privilégié de communion et participation ». Une fois reconnue par l’Eglise, la AMM devient un espace et une instance où l’on vit le mystère trinitaire du Salut par Jésus-Christ et où l’on exerce, chacun à sa façon, son office sacerdotal, royal et prophétique. Dès le baptême, par l’eau et l’action de Dieu le Père, du Fils et de l’Esprit-Saint, nous naissons à la vie divine et nous sommes incorporés au Corps du Christ, qui est son Eglise (Col. I, 18). Pour nous tous, qui appartenons de différentes manières à la AMM, l’Eglise devient un lieu ecclésial aimé par Marie - et donc privilégié - pour vivre avec elle et comme elle notre vie de fils de Dieu. Ce point-là - et le suivant- sont des points importants de la formation sur lesquels il faut insister, jusqu’à susciter la joie et la fierté naturelles d’appartenir à la AMM. 20. Signe et réalité de l’appartenance à l’Eglise. C’est dans l’Eglise et avec elle que tout chrétien est appelé à vivre sa vocation et sa mission. Il peut le faire en particulier ; mais par sa qualité de membre de l’Eglise, reçue au baptême, c’est sous une forme associative qu’il trouve la meilleure façon de lui exprimer son appartenance. C’est donc en associations ecclésiales que Dieu nous demande de vivre notre appartenance à son Eglise et de réaliser notre vocation et notre mission (CHFL, 29). Ceci, qui est certain pour toute association légitime de l’Eglise, l’est sans doute de façon spéciale pour la AMM, en raison de son singulier rapport avec la Vierge Marie, de son organisation particulière et des fins et de l’esprit qui l’animent. 21.Une instance privilégiée pour le laïcat. Pour tous, mais principalement pour les laïcs, leur association représente une « aide précieuse pour mener une vie chrétienne cohérente, avec les exigences de l’Evangile, et pour s’engager dans une action missionnaire et apostolique » (CHFL 29). Cela est particulièrement valable, par le port de la Médaille, pour les « associés » et les « membres laïcs inscrits » dans la AMM. En effet, l’appel de la Vierge Miraculeuse est une invitation ouverte à tous, spécialement aux plus nécessiteux, à vivre une vie chrétienne épanouie, sainte et missionnaire ; et elle promet pour cela son aide. A l’ère et à l’heure des laïcs chrétiens, la AMM offre un lieu privilégié pour que ses membres laïcs - qui sont la majorité - puissent réaliser leur vocation et leur mission dans le monde et dans l’Eglise. Faire de la AMM une école et un gymnase pour le laïcat, est une autre tâche excellente pour ses conseillers et formateurs. Mais avant, nous devons nous convaincre que c’est la ligne à suivre et que l’on peut faire ainsi. 22.Une, sainte, catholique et apostolique. En Eglise et comme Eglise, la AMM fait siennes ses notes qui la définissent, en s’efforçant de mieux les connaître et de mieux les personnifier. La formation à l’intérieur de la AMM, si elle veut l’être pour de bon, devra insister sur ces traits caractéristiques de sa dimension ecclésiale. Elle devra le faire en se basant sur la Bible et sur les Documents essentiels du Magistère de l’Eglise (LG, GS, DV, SC, AG, AA) ; et en prenant comme modèles Marie et saint Vincent de Paul, qui sont à l’origine des autres dimensions de la AMM. 23. Par rapport à l’unité, la AMM s’efforcera d’en faire l’expérience et de la pratiquer, par dessus tout, comme condition et ambiance de vie préalables et même comme sa vertu principale. C’est ainsi que l’enseignent Jésus-Christ (Jn17,21) et l’Eglise, qui se définit elle même comme sacrement d’unité et de communion (LG 1). 24. Cette unité, il faut la cultiver aussi au niveau de l’Institution. De telle sorte que tous les associés, chacun à partir de sa condition particulière, prennent conscience qu’ils forment une grande et merveilleuse famille, la AMM mondiale, dont ils sont les membres. Et qu’elle est UNE dans la diversité (de ses membres) et DIVERSE dans l’unité (de son organisation, de ses fins et de son esprit). 25. Par rapport à la SAINTETE, la AMM se reconnaît comme une partie sélecte du Peuple de Dieu, qui est saint et s’efforce de sanctifier toutes choses, tandis qu’il voyage à travers l’histoire vers la Patrie céleste, en union avec Marie et dans le style de saint Vincent. Ces deux dimensions combinent une forme de sainteté qui passe par la dimension sociale de la foi, de la charité et de l’espérance. Contemplation et prière, oui, mais dans l’action ; communion et vie liturgique, oui, mais avec et pour le prochain, surtout l’indigent ; idéal et espérance, oui, mais en participant ici et maintenant aux valeurs du Royaume. 26. Sans doute les membres de la AMM ont toujours su et savent très clairement qu’ils sont dans la AMM pour devenir des saints ; ce que peut-être ils n’ont pas toujours vu aussi clairement c’est comment le devenir, la manière concrète d’être et de paraître des saints. Etre trop pieux et bigots ? Non ; ce qui paraît une tâche urgente et courante de notre formation c’est de trouver le profil du saint qui correspond aux associés et aux membres de la MM; et il faudra les aider à s’y faire. Sans doute devra-t-il avoir des marques vincentiennes et mariales. 27. Dire que l’Eglise est CATHOLIQUE, c’est dire qu’elle est universelle, mais c’est dire aussi qu’elle possède une force vitale - comme un dynamisme divin - qui la fait croître intérieurement et s’étendre. Et c’est dire qu’elle a des éléments qui lui donnent identité et identification, en la distinguant du reste des institutions humaines et des autres églises. Ces trois aspects devront être très présents dans la formation assidue de la dimension ecclésiale de la AMM. 28. Marie et l’Eglise veulent que la AMM ait sa physionomie propre, qu’elle se fortifie intérieurement et qu’elle s’étende dans le monde entier, en restant ce qu’elle est et pas autre chose. En ces temps de relativisme et du « à quoi bon ? », on nous demande d’être plus vigilants et de propager l’Association, mais comme mariale (de la MM) et vincentienne. Le réseau mondial qu’est l’Association, a besoin de nombreux centres névralgiques (les groupes locaux et nationaux organisés). Une grande tâche de formation et de revitalisation de l’ensemble attend les formateurs. 29. L’Eglise et la AMM sont APOSTOLIQUES, parce qu’elles fondent leur foi sur le Credo et sur la Mission des Apôtres. De la part de l’Association, cela correspond très bien avec ses dimensions mariale et vincentienne. Reine des apôtres, Marie exprime sa foi en son Fils Jésus-Christ et remplit avec Lui sa mission ; c’est une partie de ce que disent les symboles de la sainte Médaille. Du côté de saint Vincent de Paul, nous sommes sûrs que la Mission (d’évangéliser les pauvres) est la raison de sa vie, toujours en obéissance filiale aux successeurs des apôtres. 30. Eduquer et former dans l’obéissance au Magistère de l’Eglise, ne paraît pas une tâche difficile dans la AMM, bien qu’il faille régulariser beaucoup de situations de fait, spécialement avec les évêques dans leurs diocèses. Il sera plus difficile d’éduquer et de former pour la Nouvelle Evangélisation, et pour les aspects essentiels qui l’intègrent : l’inculturation de l’Evangile et la culture chrétienne, la promotion humaine et l’enseignement social de l’Eglise, les missions… 31. Bien que ce soit difficile, il est urgent de le faire, et de le faire de façon systématique et unifiée, comme une exigence de la dimension ecclésiale de la AMM, conjuguée avec ses dimensions mariale et vincentienne. DIMENSION MARIALE1. La AMM est mariale 32. Inutile d’insister sur cela. Mais il est bon de rappeler quelques points sur lesquels notre formation devra appuyer, à savoir : - que la nature mariale est l’une de ses dimensions - on l’a appelée transversale -, avec toutes les précisions données plus haut (item 12-15), - que parmi les associations mariales reconnues par l’Eglise, elle est la seule qui naît avec une image-portrait de Marie, donnée par elle - sa Médaille -, et avec son désir exprimé que tous la portent et l’invoquent ; ce qui sera généreusement payé de retour ; - que, bien qu’elle ait un dénominateur marial, elle a des particularités qui la singularisent, en la distinguant des autres associations mariales. Originalités qu’il faut respecter et cultiver, telles que : la Médaille, sa constitution et son organisation, ses fins et son esprit et, surtout, l’Alliance Marie-Associés, que l’Association établit et fomente. 2. Ce que signifie et implique pour la AMM sa dimension mariale. 33. La formation dans cette dimension - qui est l’autre visage et l’autre nom de la dimension ecclésiale -, devrait passer par une liste hiérarchisée de topiques d’où je dégage ceux que j’estime plus importants : 34. l'Alliance Mariale, qui s’établit entre Marie et les associés. C’est le premier et le plus important. Si dans la Médaille on a vu la Bible mariale du Peuple de Dieu, à plus forte raison il faut y voir le signe et le moyen (comme un sacramental) de l’Alliance entre Marie et son Peuple, spécialement les pauvres et les indigents. Avec toutes les implications et conséquences, bien que par analogie, qu’a dans la Bible le mot alliance. Il ne suffit donc pas de parler de la Médaille et de son symbolisme. Ni de l’imposer comme il faut, en faisant prendre conscience de l’admission et de l’appartenance à une Association merveilleuse sous tant d’aspects. Il ne suffit même pas de mettre en valeur les bienfaits qui en découlent et les engagements que l’on assume… 35. Il faut insister avant tout et principalement, sur ce qui constitue le message central des Apparitions de la Rue du Bac : Marie veut et vient nouer une Alliance avec son Peuple, une authentique et simple Alliance Mariale, par laquelle elle se transforme spécialement en Mère et Protectrice ; et les Associés s’engagent à porter et à invoquer sa Médaille. Tout cela, comme une expérience religieuse et à l’intérieur d’une relation amoureuse, intime et directe, de personne à personne, qui passe par le communautaire (la communion avec les autres). 36. le culte marial de l’Immaculée Conception. Certainement la Médaille contient tous les mystères, les titres et les privilèges de Marie, qui constituent sa gloire, sa joie et sa douleur. Malgré tout, le privilège que Marie met en relief et pour lequel elle réclame un plus grand engagement, celui qui donnera nom et profil à la Médaille, c’est celui de l’Immaculée Conception. Un membre de la AMM est, avant tout, quelqu’un qui s’engage à vivre comme un signe et un apôtre de l’Immaculée – avec ce que cela implique d’excellence et de contradiction – jusqu’aux dernières conséquences, dans notre actuelle culture transsexuelle et « transgénétique ». Révéler, glorifier et défendre aujourd’hui ce mystère doit être la tâche importante de l’apostolat et de la formation dans notre AMM, qui continue à s’appeler et à être l’« Association de l’IMMACULEE CONCEPTION de la Médaille Miraculeuse ». 37. le sens Marial (sensus Mariae) de notre vie d’associés. Depuis la perspective de notre Alliance avec Marie, il est normal et juste que nous voyions tout à partir de Marie, avec son regard (de foi), avec son cœur (rempli de charité) et avec son dévouement (plein d’espérance). C’est pour cela principalement que nous appelons transversale cette dimension. L’évangile de Marie et spécialement le Magnificat, nous aident à avoir de Dieu, de Jésus-Christ, de l’histoire et du monde, de nous-mêmes, des autres et de l’Eglise, la vision qu’en a eue Marie. 38. Le modèle marial de notre vocation et de notre mission. Marie, notre modèle, nous dit ce que Dieu attend de toi et de moi. Et ce qu’elle veut faire de nous, si nous imitons sa docilité et sa disponibilité. Recevoir la Médaille et appartenir activement à la AMM est un premier grand pas, car Marie vient à notre rencontre comme inspiration, motivation, exemple, aide et intercession. Et elle a l’expérience, la volonté et le pouvoir d’accompa- gner notre croissance en tout ce qui est exemplaire : modèle d’union à Dieu (dans le Fils et par l’Esprit-Saint), modèle d’être humain (comme femme, Vierge-Mère et épouse), de disciple du Christ (la première dans la foi et l’amour), modèle d’évangile vivant (dans l’Eglise et dans la Culture), de vie spirituelle (unissant foi et vie, sainteté et vertus : la docilité et la disponibilité, avant tout, avec humilité, simplicité et charité) et modèle de prière. 39. Le modèle de la Nouvelle évangélisation, de la promotion humaine et de la réalisation de la Culture chrétienne. C’est comme le Document de la Celam de Saint- Domingue (1992) qui présente Marie sous le beau titre de « Marie, évangile vivant dans l’Eglise et dans la Culture ». Il m’en coûte de résister à citer ici quelques uns des paragraphes du Document ; mais je laisse ça pour le moment, pour mieux nous pénétrer ensuite de ce qu’on a appelé la dimension vincentienne de la AMM, 40. La diffusion de la Médaille Miraculeuse et de l’Association MM. C’est notre réponse logique et cordiale au désir de Marie et à notre conviction des bienfaits de la Médaille et de l’Association. De ce qu’elles sont en soi et de ce que qu’elles sont pour l’Eglise et le monde d’aujourd’hui ; de sa valeur et de vigueur actuelles, d’après ce que l’on constate. Tout cela suppose un plan de formation bien conçu et didactique, qui non seulement informe afin de porter la Médaille comme il faut, mais afin de la porter en pensant qu’on est membre de son Association pour l’avoir sur soi et la propager depuis la AMM. Si nous le faisons avec foi et intérêt, si comme saint Jean nous accueillons Marie (Jn 19, 27), nous trouverons le temps et les moyens pour le faire. DIMENSION VINCENTIENNE1. La AMM est vincentienne 41. L’affirmer ainsi de but en blanc, paraît au moins étrange. Mais cela cesse de l’être si l’on va au fond de la question. En effet, Vincent de Paul consacra sa vie à ce que Marie, dans ses apparitions de 1830, nous a manifesté et demandé : - aller aux pauvres et aux indigents, en leur inspirant confiance, - leur montrer sa prédilection avec faits et paroles, - s’occuper d’eux corporellement et spirituellement, de façon affectueuse et efficace ; - les évangéliser intégralement en cherchant leur conversion et leur Salut… Ainsi énoncé, avec les grands mots cités plus haut du Document de Saint-Domingue, (qui est le vocabulaire actuel de l’Eglise), le plan de Vincent correspond à celui de Marie. C’est pour cela, et parce que Marie a voulu choisir et confier son plan à la Famille de saint Vincent, qu’on peut justement parler de la dimension vincentienne de la AMM. De là vient que le terme « vincentien » est synonyme de cette dimension horizontale de la Médaille et de la AMM, qui passe par la Mission et la Charité (dans ses aspects social et politique), en faveur des pauvres et avec eux, comme le ferait Vincent de Paul. 42. Former dans cette dimension, de façon systématique et exigeante, peut être plus difficile, puisque dans la plupart des cas il s’agira d’un changement de mentalité : avec toutes ses conséquences, il s’agira d’aider à passer de la condition d’un simple « dévot de la Vierge » ou de la Médaille Miraculeuse à la condition d’un laïc vincentien, d’un membre de la AMM à celle d’un membre de la Famille Vincentienne ; de la condition d’un chrétien pieux et bon (à cause de quelques actes de piété et de quelques œuvres de charité) à l’attitude bénévole d’un vincentien engagé, etc. 2. Ce que signifie et implique pour la AMM sa dimension vincentienne 43. L’option pour les pauvres et les nécessiteux. Marie n’exclut certainement personne ni aucune sorte de besoin, qu’il soit matériel ou spirituel ; mais c’est justement pour cela qu’elle et sa Médaille viennent avant tout pour ceux qui souffrent d’un besoin. Etre membre actif de la AMM, peu importe le genre d’affiliation qu’on y ait, c’est avant tout se reconnaître petit et indigent et travailler pour ceux qui se reconnaissent et/ou vivent comme tels. 44. Travail de la Nouvelle Evangélisation. Il faut apprendre à lire en Marie les attitudes que requièrent la Nouvelle Evangélisation . Mettre d’abord : - sa profonde expérience de la relation avec Jésus-Christ comme base d’une évangélisation pleine d’ardeur et d’expressions et de méthodes nouvelles, en réponse particulière aux signes des temps ; - sa fidélité sans condition au dessein du Père et sa docilité et disponibilité au Saint-Esprit, pour agir avec la liberté d’un prophète, et annoncer la Bonne Nouvelle avec une force libératrice ; - son attitude de pauvreté intérieure pour s’attacher et s’accommoder aux pauvres, en partageant leur vie, ainsi qu’à tous ceux qui ont besoin d’être accompagnés… ( Le Doc. SD. 414-415 contient d’autres aspects beaux et précieux). 45. Travail de Promotion Humaine. De promotion de la personne d’abord, spécialement de la femme (« consacrée » ou « laïque » : épouse, mère, ou simplement femme de son temps…, comme nous le rappelle le document de Saint-Domingue, 416-420). En Marie nous reconnaissons celle qui, depuis le Christ, occupe dans la Sainte Eglise le lieu le plus haut et en même temps le plus proche de nous (LG 54). Elle est -et nous demande d’être- près de ceux qui cherchent le Dieu qui libère en relevant les petits et en renversant les puissants, ceux qui ne veulent pas accepter passivement les circonstances adverses de la vie personnelle et sociale et ne se résignent pas à être des victimes de l’aliénation… 46. La promotion humaine que réclament l’Evangile et l’Eglise, passe par ce qu’on appelle la Doctrine Sociale de l’Eglise, qui fait partie intégrante de l’évangélisation. Former selon la Doctrine Sociale de l’Eglise devrait être une tâche prioritaire et permanente. 47. Travail d’inculturation de l’Evangile, jusqu’à réaliser la vraie culture chrétienne. Avec Marie et selon son style, en profondeur, (sans vernis ni fards cosmétiques, superficiels), comme la plupart des cultures chrétiennes que nous avons données au long de l’histoire. Les membres de la AMM, en accueillant Marie et en s’engageant envers elle, évangile vivant, accueillent et s’engagent à prendre à cœur dans leur vie concrète les valeurs que la Vierge représente. Ils s’engagent aussi à ce que ces valeurs culturelles s’enracinent dans la vie et les circonstances concrètes des leurs et des hommes et femmes dont ils s’occupent. 48. Dans une culture comme la nôtre, toujours plus sécularisée, mondialisée, informatisée et « génomisée », le travail de l’inculturation de l’Evangile ou de la création d’une culture chrétienne est, sans doute, le travail le plus ardu et audacieux qui nous attend et qu’on nous demande… Heureusement nous comptons pour cela sur l’aide efficace de Marie, la Vierge de la Médaille Miraculeuse, enseigne de confiance et d’aide pour notre temps, comme elle voulut bien l’être à l’époque révolutionnaire et changeante de 1830. 49. Missions. Elles doivent être - et à leur manière elles ont toujours été et restent - une exigence des Apparitions de Marie à sainte Catherine et une activité essentielle de la AMM. Il faut se rappeler que, dans la première phase de l’Apparition du 27 novembre, Marie se présente comme Reine des Missions. C’est ainsi que l’a perçue et appelée la voyante. Et c’est ainsi qu’elle s’est faite appelée par nous. C’est également ainsi que la AMM, à sa manière, la regarde, spécialement par ce qu’on appelle « Visite à domicile » avec les membres de la Confrérie. La visite de Marie à la famille d’Isabelle, de Zacharie et de Jean (Luc I, 39-56) avec ses bénédictions, s’est répétée des millions et des millions de fois par la « Visite à Domicile » et elle continue à se répéter. C’est sans doute, avec les missions massives de la Neuvaine Perpétuelle, la meilleure façon pour la AMM de faire honneur à sa caractéristique d’être - sous un aspect ecclésial - apostolique. 50. Pour que ce travail apostolique se transforme en vraie mission, il faudra sans doute réorganiser quelques choses et lui donner un visage de Nouvelle évangélisation (voir Item 30 et 44-48). En même temps il faudra former les autres membres de la AMM pour qu’ils participent aux missions de la Famille Vincentienne, à partir de leur charisme et avec leur esprit marial. L’expérience nous dit que, quand la Vierge prépare quelques missions et s’y rend présente, ces missions sont sûres de réussir. 51. Don et Tâche, C’est pour la AMM sa dimension vincentienne. Avant tout, c’est un don de Marie à la Famille Vincentienne, (composée alors des Filles de la Charité, des Prêtres de la Mission, et aujourd’hui de plus de 165 Branches, parmi lesquelles les JMV et la AMM). Un don très spécial de Marie, qui dit sa prédilection pour la double Famille de saint Vincent, sa protection et son aide spéciales, comme l’histoire le vérifie. Mais un don qui dit aussi la confiance que Marie a mise en nous, en nous donnant la tâche de faire frapper la Médaille et de la faire connaître ainsi que son message. Seule Marie sait pourquoi elle a voulu fixer les yeux sur la Famille de saint Vincent… Nous pouvons énumérer une série de motifs apparents, mais cela n’est pas le plus important. Ni non plus d’évaluer comment, au long de l’Histoire, nous avons rempli la tâche qui nous était confiée. Ce qui est réellement important c’est de décider ce que nous allons faire, et comment nous allons le faire, aujourd’hui et ici, pour activer la tâche aussi valable qu’autrefois. 52. Dès les origines et même sans être une association précise, les fidèles qui portaient la Médaille furent principalement ceux qui l’invoquaient et la propageaient. Ils étaient encouragés par la CM, les FdlC et, à partir de 1847, par l’Association des Enfants de Marie (aujourd’hui JMV). Ensuite (en 1907), il y eut la flambant neuve AMM… Il revient aux historiens d’évaluer et de dire comment elle remplit sa mission, ses réussites et ses succès, pour les maintenir et les surpasser ; ses échecs et ses fautes pour les corriger et ne pas les répéter. De toutes façons et en général, on sent que, par faute surtout des conseillers et des formateurs, l’importance et le relief mis dans la Médaille ont toujours rendu opaque l’Association, sans l’aider à croître comme telle. Nous nous sommes préoccupés davantage - et cela nous a été beaucoup plus facile - de distribuer des médailles que de faire une Association. C’est quelque chose que nous devons corriger. 53. Dès 1617 Vincent de Paul choisit comme Patronne céleste des associations qu’il fondait, l’Immaculée Conception. Donc (en 1830), l’Immaculée Conception en personne voulut nous donner son Image-Portrait sur la Médaille pour que nous continuions à l’établir comme Reine et Maîtresse de tout, spécialement de nos cœurs. C’est le don et la tâche qu’elle a confiés à l’Eglise par l’intermédiaire de la Famille Vincentienne et que celle-ci, dès 1907, assuma et réalisa dans la AMM, comme la dépositaire la plus directe, la dévote et la propagatrice de la Médaille. Aujourd’hui, la AMM devrait être l’Association mariale à laquelle, parce que « nous portons la Médaille », nous appartenons tous –nous et les membres de plus de 165 Branches de la FV. Ce devrait être aussi l’association dont nous faisons nôtre la tâche mariale… 54. « Au seuil du Nouveau Millénaire » (58), Jean-Paul II a remis ce 3ème millénaire entre les mains de Marie… Vincent de Paul aurait fait de même. Et c’est sans doute la même chose que veut faire la Famille Vincentienne, à partir, je l’espère, de la AMM. Traduction : Jules Vilbas, C.M. [1] Elle commença à être appelée Médaille miraculeuse dès le 13. 06. 1838, à la suite de la guérison d’un militaire à l’hôpital d’Alençon. [2] Mgr J. L. de Quélen, partisan fervent du dogme de l’Immaculée, trouva dans les Apparitions et la Vierge de la Médaille un vigoureux encouragement à sa thèse et à sa dévotion. Il approuva aussitôt la diffusion et le feuillet « Mois de Marie » de la MM et ordonna au chanoine P. Quentin une recherche diligente sur l’authenticité des Apparitions, en vue de leur approbation, que sa mort en 1839 ne lui permit pas de donner. |
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